Defile Chanel

Rafael Ramirez Photographe de mode Paris

Defile Chanel 

Ce matin, alors que la neige commençait à tomber sur Paris, on se demandait, comme chaque jour de défilé Chanel, quel somptueux décor Karl Lagerfeld nous réservait pour cette saison. À dix heures, le voile était levé : bienvenue à la Villa Chanel. Sous la verrière du Grand Palais, le froid et la neige qui allaient rythmer cette deuxième journée de défilés haute couture s’oubliaient pour découvrir les palmiers d’un jardin méditerranéen, au bord d'un bassin, surplombé d’une sublime villa orangée.

Le décor avait des airs de jardin à la française du XVIIIème. Ce sont les artisans de ce siècle qui ont inspiré Karl Lagerfeld cette saison, ainsi que son art, très floral. Soit une collection toute en fleurs : roses, œillets, pensées, pâquerettes, faites de dentelles, de plumes, brodées, emprisonnées dans du verre ou peintes à la main, sur des silhouettes tantôt longilignes, tantôt en volume, comme des fleurs en train d’éclore.

Un jeu de trompe l’oeil rythmait la collection : retournés vers l’intérieur, les cols de certaines robes donnaient l’illusion de boléros; vers l’extérieur, ils créaient des décolletés arrondis. Une corolle de plumes grises habillait la taille d’une robe rose pale aux ourlets incrustés de pétales, des teintes acidulées allégeaient les tweeds, une robe d’organza était brodée de vraies fleurs, figées dans de la résine, des robes en mousseline ultra légères rappelaient les pièces de lingerie du XVIIIème siècle. Certaines étaient rehaussées par des pièces de cuir qui les intégraient tout naturellement à notre époque.

Au son du célèbre Parole parole, chanté par Mina et Alberto Lupo, la mariée est apparue vêtue d’un maillot de bain brodé de fleurs argentées, et coiffée d’un bonnet de baigneuse d’où s’échappait un long voile pailleté d’argent, comme une naïade sortie de l’eau. Les habitués du front row (Pharrell Williams, Caroline de Maigret ou Kristen Stewart, pour ne citer qu’eux) ne diront pas le contraire, ce matin, on serait volontiers resté à paresser à la villa Chanel en attendant que fonde la neige.


Rafael Ramirez photographe de mode sur Paris doit disposer d'un sens indéniable de la mise en scène et d'un oeil lui permettant de valoriser au mieux les produits qui lui sont soumis, quels qu'ils soient. Il est bien entendu un amoureux de la mode et suit de très près (à la saison près !) l'évolution des tendances et les dernières nouveautés, afin de s'en inspirer lorsqu'il exerce. Par ailleurs, une maîtrise complète des logiciels de retouche est indispensable. La profession tendant progressivement à privilégier un travail à la fois qualitatif et quantitatif, le recours à ces programmes permet au photographe de mode de corriger les défauts légers d'une photo sans avoir à la prendre de nouveau. Attention néanmoins à se servir de ces logiciels avec modération : ils ne trompent pas l'oeil des professionnels de l'image.
Compte tenu du faible nombre de postes disponibles, cette profession exige bien plus du jeune professionnel que d'excellentes capacités de photographie. Il doit avoir un style, une fibre artistique qui lui permettra de se distinguer de ses concurrents aux yeux d'un éventuel employeur. La créativité et le goût sont des caractéristiques aussi essentielles qu'abstraites, c'est pourquoi elles se cultivent. Le photographe de mode en herbe est ainsi